Le "tour du monde de l'atlantique" en famille sur un voilier

Mois : novembre 2018

Mon cœur sur l’océan

Une envie impérieuse d’écrire m’a prise en cette nuit de navigation entre Lanzarote et Dakar. J’y pensais depuis plusieurs jours mais c’est devenu un besoin presque vital. sans doute ces heures…

Une envie impérieuse d’écrire m’a prise en cette nuit de navigation entre Lanzarote et Dakar. J’y pensais depuis plusieurs jours mais c’est devenu un besoin presque vital.

sans doute ces heures de solitude dans la nuit m’ont-elles conduite à retourner plus en mon cœur?
6 à 9 jours de navigation. Je dois avouer que je les appréhendais vraiment. Même après le rassurant « plein de bouffe » qui apaise ma peur matérielle « de manquer » je reste inquiète. Au fond, j’ai peur de m’ennuyer. Avec 7 enfants à bord ça peut paraître étrange. Et pourtant avec un petit fond nauséeux (toujours :)) je ne me sens pas tellement d’entreprendre grand chose. Broder, peindre, écrire même faire la maîtresse tout cela me paraît impossible. Et je redoute aussi l’ennuie des enfants, à 9 dans 30 m² ca promet d’être sympa si tout le monde pète les plombs!

Et pourtant après le premier jour ou nous devons accepter d’embarquer et de nous réadapter, à ce petit espace familial qu’est Sea You, je découvre avec joie un autre temps. Le temps de me reposer, de lire, de dormir, de câliner mes petits de jouer avec eux, d’avoir de grandes discutions avec les ados, de me régaler de les entendre rire ensemble quand ils se baignent à la traîne exploitant aussi la pétole qui grève la moyenne de vitesse du bateau au grand damne de Vincent. Lui est occupé par Sea You, lui faire donner le meilleur de lui en arrangeant les voiles correctement en fonction du vent, de la mer mais aussi du confort de l’équipage. Génois plein ou non, sur bâbord ou tribord avec ou sans tangon, grand voile ou non pleine ou non, en ciseau ou non,… Autant de questions qui l’occupent en plus de la vie à bord. Il retrouve aussi le gout de la lecture.

J’ai l’impression que j’ai le droit d’être moins efficace qu’à la maison. Je m’autorise à rester allongée dans ma cabine pour lire. Notre hublot donnant dans le cockpit, je profite quand même de la vie et ma porte reste ouverte sur le carré. Je peux ainsi accueillir Ysance, Zélie et les autres pour un câlin, un dessin … Je peux aussi donner mes instructions pour le déjeuner. Quelle joie de coacher de loin Médéric et son assistante Augustine pour la préparation du menu saucisse-purée. Et quelle joie pour eux de l’avoir fait vraiment tous seuls! J’espérais que ce voyage permettrait aux enfants de se découvrir de nouveaux talents. c’est peut-être ca! Soizic à demandé à être maître coq et elle a donc préparé des menus qu’elle a affiché dans la cuisine. Alix semble se réjouir de passer plus de temps avec ses petites sœurs. Elle lit des histoires, câline, donne la douche sur le pont. Amicie, elle, réjouit les petits en leur comptant des histoires de son invention. elle met à profit son expérience de conteuse pour leur plus grande joie. Contrairement à la maison, je ne suis plus le chef à bord et ca fait du bien!

Le temps s’étire tranquillement, les jours sont aussi longs que les nuits, voir moins. Les repas, la vaisselle, la douche, le quotidien est vécu plus entièrement, au présent puisque c’est lui que nous habitons. Je réalise que Vincent commence à se préoccuper de l’arrivée dimanche soir ou lundi mais au fond, peu importe. Nous arriverons quand nous arriverons. Pour l’instant c’est ici et maintenant.

Je prends la quart de 2h30 à 5h30 chaque nuit. C’est un moment que j’apprécie particulièrement une fois que j’ai réussi à sortir du lit. Etape difficile parce-que je réussi maintenant à dormir vraiment. Je n’ai plus peur. Je me suis habituée aux bruits et au roulis. Vincent m’aide en me préparant une tisane avec quelques biscuits. Il est toujours pleins d’attentions pour moi. Il parle souvent de « se mettre au service les uns des autres » et son exemple semble être vraiment motivant pour pour les enfants et pour moi. Je profite du calme de la nuit pour prier et pour penser. Penser à tous ceux qui me manquent : Mes parents, mes frères et sœurs, mes filleuls, mes grands parents vivants ou morts. C’est comme si dans ce temps plus lent et plus présent je sentais la vie plus continue.
Je pense à mes amis proches ou moins proches, ceux qui peuplent mon quotidien à terre chez moi, ceux qui sont malades, ceux qui souffrent! Ceux qui sont dans la joie d’une naissance, ceux avec qui je travaillais, ceux que je voyais régulièrement ou que j’appelais de temps en temps.

Vous tous tous à qui je sais bien que je n’aurais pas le temps d’écrire à l’escale et à qui je voudrais dire que je ne les oublie pas.

– Olivia

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Lanzarote la volcanique!

Comme nous commençons à en prendre l’habitude, nous organisons la séance avitaillement : nourriture, le plein d’eau et celui de gasoil, puis nous décidons de mettre le cap sur les…

Comme nous commençons à en prendre l’habitude, nous organisons la séance avitaillement : nourriture, le plein d’eau et celui de gasoil, puis nous décidons de mettre le cap sur les Canaries. Nous ferons route avec Moaï pour confronter nos Sun Odyssey dans une navigation de conserve, plus ou moins compétitive ! Lucas est à fond et Alix et Amicie ne manquent pas d’enthousiasme non plus !

Escale éclair à Deserta Grande

Nous avons demandé l’autorisation de nous arrêter à Deserta Grande. Comme son nom l’indique c’est une île déserte au Sud-Est de Madère qui est une réserve naturelle. Elle abrite des tarentules et une colonie de phoques moines. Nous aimerions pouvoir voir les seconds tout en évitant les premières !
Cap donc sur l’île suivis de près par Moaï avec 10 à 15 nœuds de vent au portant. Nous prenons la barre pour améliorer nos performances. Nous ne laissons rien au hasard pour tenir l’allure. Avec leur spi asymétrique les Moaï risquent de rapidement remonter sur nous ; nous ne sommes pas en régate mais nous nous prenons tous au jeu !

Nous mouillons en fin de journée dans le cadre impressionnant de l’île, au pied de falaises vertigineuses dans une petite crique plus ou moins abritée du vent. Les enfants ne perdent pas une minute et enfilent masques, palmes et tubas pour aller explorer les fonds avec Lucas et Eva. Ils vont nager à proximité d’un bateau de pêcheurs. Grâce à leur audace, ils se voient offrir un énorme sac d’une quinzaine de poissons colorés. Nous ferons donc un délicieux barbecue pour le dîner avec les Moaï !

Nous avions prévu d’attendre le lendemain pour mettre pied à terre mais malheureusement le vent forcit, les ancres dérapent et les deux capitaines commencent à monter en tension. Inimaginable de laisser nos bateaux si près des avancées rocheuses avec des rafales à plus de 30 nœuds! Nous décidons finalement de repartir sans débarquer. Nous n’aurons donc pas eu la chance de voir les phoques mais quand même de beaux fonds marins et un paysage désertique unique !

Le petit paradis de la Graciosa

Nous nous dirigeons à présent vers Lanzarote et plus précisément à La Graciosa. C’est une toute petite île la plus au nord des Canaries, qui offre paraît-il un mouillage idyllique (cf. L’arrivée de Sea You aux Canaries). Après 2 jours et 2 nuits de mer, nous arrivons au petit matin à La Graciosa. Le mouillage compte une quinzaine de bateaux dont une bonne partie est française.

Le soir nous participons à un apéritif géant sur la plage (la playa francesca) réunissant les équipages français. Nous passons un très bon moment à échanger nos expériences et nos projets. Nous y faisons la connaissance notamment de Cattleya. Une famille avec 3 enfants qui voyage à bord d’un magnifique catamaran vert amande. Ils vont rejoindre la flotte de Voile sans frontières (VSF) et descendre avec nous dans le Sine Saloum au Sénégal.
Le lendemain, nous nous rendons au village avec Zélie pour acheter un peu de frais. Nous arrivons dans un décor de cinéma. Les rues sont de sable, les petites maisons basses et rectangulaires blanchies à la chaux, on se croirait dans un western. Dans l’après-midi nous partons à l’assaut du volcan de l’île qui offre paraît-il une vue imprenable. Malheureusement nos yeux seuls se souviendront de ce spectacle puisque nous avons oublié l’appareil photo dans l’annexe. C’était splendide, désert de sable et de roche volcanique plongeant dans l’eau turquoise, un petit bout de paradis !

 

Lanzarote la volcanique!

Nous ne pouvons malheureusement pas rester plus longtemps à La Graciosa puisque nous devons retrouver Papilou à Lanzarote. Il vient nous apporter les cours de 4ème pour Amicie qui les attend depuis bientôt un mois. Il n’y a pas de temps à perdre pour ne pas prendre trop de retard sur l’année scolaire. Nous le retrouvons donc au port d’Arrecife sur Lanzarote. Il est là pour 3 jours seulement. Nous hésitons d’abord à descendre vers le sud de l’île pour lui permettre de naviguer un peu avec nous mais les prévisions météo annoncent le passage de Leslie en milieu de semaine. Si nous devons affronter un cyclone, il est préférable que nous soyons à l’abri dans un port. Nous décidons donc de rester à la Marina Lanzarote et nous louons une voiture pour visiter l’île.
Nous découvrons l’incroyable site volcanique de Timanfaya. Sans doute le Puy de Dôme avait-il ce visage il y a quelques millions d’années après ses dernières éruptions! Ici les dernières éruptions datent du 18éme siècle. Six années d’éruptions volcaniques entre 1730 et 1736 environ ont laissé derrière elles un paysage, quasi lunaire, de roche basaltique plissée, fracturée, enchevêtrée. Craignant la pollution de plastique laissée par les touristes, la visite se fait seulement en car ce qui nous laisse un peu frustrés de ne pouvoir crapahuter librement dans ce désert rocheux. Nous profitons néanmoins des démonstrations spectaculaires de l’activité souterraine du site: Le fétu de paille enflammé par les vapeurs s’échappant d’un trou, le geyser d’eau jaillissant du puits ou encore le barbecue géant, poulet grillé à la seule chaleur de la terre: impressionnant!

Papilou doit nous quitter en début d’après-midi pour prendre le ferry pour Fuerteventura afin de rejoindre l’aéroport. Pour lui aussi c’était l’expédition de nous rejoindre! Nous avons juste le temps de pique-niquer avec lui sur la belle plage de playa blanca au sud de l’île avant de lui dire au revoir. C’était notre dernière visite sur Sea You avant le grand saut de l’atlantique!

Nous remontons tranquillement en passant à travers les vignes du centre de l’île. Nous sommes toujours émerveillés par ces paysages volcaniques sombres sur lesquels se détachent les maisons blanches, les bougainvilliers, les palmiers et quelques cultures. Quel travail cela doit représenter de travailler une terre engloutie sous la lave! Il faut d’abord creuser la couche de basalte avant de trouver de la terre fertile! Rien à voir avec la terre grasse et humide plus aisément cultivable que nous pouvons connaître en Bretagne. La pierre est ensuite utilisée judicieusement pour en faire des petits murets protecteurs contre les alizés qui soufflent ici en continue une bonne partie de l’année. Ainsi la culture des vignes ne ressemble en rien à celle de nos vignobles français. Chaque cep pousse au ras du sol dans un trou protégé au nord par un petit muret de pierres. Quel travail ce doit être de soigner la vigne et de récolter le raisin dans ces alvéoles! Nous ne pouvons passer par là sans déguster le produit de ce dur labeur! Les enfants tout à leur aise aimeraient bien en profiter aussi!

Pour finir cette journée de découverte nous filons vers le nord ou nous admirons la cathédrale naturelle de Jaméos del agua. Une incroyable excavation de roche basaltique avec un lac souterrain où vivent de minuscules crabes albinos.  Malheureusement un restaurant a été installé sur le site ce qui rend la progression moins agréable et la visite moins naturelle. Nous y retrouvons une famille amie du voilier Catteleya et c’est l’occasion de faire plus ample connaissance.

Une bonne pause à Arrecife

Le reste de la semaine sera employé à prendre le temps de vivre en famille. Nous avons urgemment besoin de nous reposer, et adultes comme ados aspirent à des moments de calme (sans petit 😉) et de respiration. Le port offre plus facilement qu’au mouillage ou en mer la possibilité de moment de solitude et de relâche pour se ressourcer.

Nos matinées sont consacrées au travail scolaire. Si je m’occupe surtout des plus jeunes, Vincent aide les grandes pour le CNED, la connexion au serveur ou l’envoi des devoirs qui demandent beaucoup de temps. Et bien sur il faut compter sur le dynamisme de notre petite dernière qui voudrait bien profiter, elle aussi, de ces moments précieux avec papa ou maman!

L’après-midi, Vincent prends du temps pour soigner Sea You. De menues réparations, réglages et nettoyages. Pour qu’il puisse travailler plus sereinement j’emmène les enfants à la plage. Je profite avec délectation de ces petits moments où les enfants se baignent et me laissent tranquillement bouquiner sur une chaise longue pendant que le soleil décline. Mon heure préférée au soleil! Je n’avais malheureusement pas eu le temps d’en jouir cet été, pourtant si chaud, en Bretagne mais je pensais bien que j’aurais l’occasion de me rattraper à l’automne! Et peut-être même plus tard encore, nous verrons bien! Nous profitons aussi des services de la marina tels qu’un restaurant petit prix pour passer des moments agréables en famille ou à deux.

Le départ des Canaries

La fenêtre météo idéale et l’occasion de faire la prochaine nav au même moment que 3 autres bateaux copains nous pousse à quitter les Canaries. Nous n’en aurons vu qu’une infime partie. Nous prenons conscience que nous ne verrons qu’un tout petit peu des pays que nous allons traverser. C’est frustrant mais c’est ainsi. Il nous faut vivre pleinement les rencontres que nous pouvons faire et accueillir les découvertes de chaque jour au rythme de notre famille et de nos impératifs. Nous décidons de ne pas regretter ce que nous pouvons manquer mais de continuer de nous émerveiller de tout ce que nous découvrons.

Le temps de faire les pleins de nourriture et de gasoil, nous sommes prêts à embarquer pour le Sénégal. Nous remplissons prudemment nos cales de conserves, de pates (27kg quand même !) de riz et de légumes qu’il faut à nouveau nettoyer minutieusement pour ne pas embarquer de passagers indésirables. L’aide de toutes les petites mains disponibles est requise et bienvenue !

Le plein de gasoil nous contraint à nous arrêter dans deux autres ports de Lanzarote. Puis nous mettons le cap sur Dakar, étape phare de notre périple sur la côte est.

– Olivia

Ps : Vincent souhaite partager avec vous cette photo surprenante de nain de bateau 😁😁😁

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L’arrivée de Sea You aux Canaries 

A 8h du matin nous arrivons aux Canaries après 48h de navigation.  C’est incroyable ! L’eau est transparente et chaude. On a l’impression que l’île est désertique, partout du sable et…

A 8h du matin nous arrivons aux Canaries après 48h de navigation.  C’est incroyable ! L’eau est transparente et chaude. On a l’impression que l’île est désertique, partout du sable et des volcans se dessinent sous mes yeux. Soizic a descendue l’ancre toute seule. Des poissons multicolores virevoltent autour de la chaîne. En allant nager près des rocher nous avons découvert une vieille ancre recouverte d’algues. Ma première impression est d’avoir découvert une ancre de bateau du 17ème siècle.

– Médéric

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Porto Santo : l’île Dorée

Nous quittons Oeiras pour 3 à 4 jours de navigation en direction de l’archipel de Madère, vers l’île de Porto Santo au nord. Cette île a été nommée ainsi puisqu’elle…

Nous quittons Oeiras pour 3 à 4 jours de navigation en direction de l’archipel de Madère, vers l’île de Porto Santo au nord. Cette île a été nommée ainsi puisqu’elle a été un recours salvateur pour les premiers navigateurs en direction du nouveau monde.

Le vent nous est favorable, la météo prévoit 15 à 20 nœuds de Nord/Nord-Est pour quelques jours ce qui devrait nous conduire rapidement à l’archipel. Mais il faut s’amariner de nouveau, ce qui n’est pas simple pour tout le monde et la houle de travers nous donne du fil à retordre. Nous avons plaisir à nous retrouver en famille et à reprendre le rythme plus tranquille des navigations. Je dois avouer quand même que c’est encore pour moi « un moment à passer ».

Après 3 jours et 3 nuits, le jour baisse et… « Teeeerre en vue ! ». Les enfants sont toujours enthousiastes de pousser ce cri d’explorateur lorsque la côte apparaît sous nos yeux après plusieurs jours de mer.

Après avoir tenté un corps-mort qui ne tenait pas sur le fond, nous mouillons dans le port à la tombée de la nuit, il n’aurait pas fallu arriver plus tard !

Au matin, nous repérons un bateau français jumeau de Sea You : un autre Sun Odyssey 51 à la coque peinte en gris. C’est Moaï. Nous allons les saluer dès notre réveil et faisons ainsi connaissance avec Pascal et Aurore . Ils ont quitté la France avec leurs 2 enfants pour aller s’installer aux Antilles à bord de leur voilier.

Nous reprenons vite le rythme scolaire des escales avec l’école le matin et la détente l’après-midi.

Les petites sont ravies de jouer avec les multiples Playmobil d’Eva. Les grandes font la connaissance de Lucas, 15 ans. Contrairement à Madère, Porto Santo possède une belle plage de sable fin où nous allons nous baigner ensemble quotidiennement. Cela nous permet de nous reposer et de nous détendre. Voici la raison – en plus de la couleur désertique – de ses paysages, pour laquelle nous l’appelons aussi l’île dorée.

Le village est à 2km à pied le long de la plage. Nous y trouvons du pain et tout le nécessaire. Nous y goutons une spécialité de l’île, les excellents Bolo do Caco. Ce sont des pains de semoule fourrés de beurre d’ail et chorizo. Ca ressemble un peu au fameux Préfou vendéen, un délice !

Nous profitons aussi du service de laverie de Maria, nous lui déposons les sacs et récupérons le linge lavé séché plié le lendemain, royal !

Alix entreprend la peinture de notre sigle sur le mur du port. C’est un premier entraînement avant Horta aux Açores où tous les voyageurs laissent une marque de leur passage. C’est vraiment sympa de voir tous ces dessins plus jolis les uns que les autres. Les nationalités sont nombreuses et on sent très bien aussi les diverses motivations de voyages de chacun !

Vers la fin de la semaine, nous voyons arriver une autre famille française avec 3 enfants sur le voilier  « Jubilé ». Et alors qu’elle peignait nous retrouvons notre Alix en grande discussion avec une jeune fille qui semble avoir son âge. C’est Hannah, une jeune allemande de 15 ans qui voyage avec sa famille sur « Eldire ». Quelle chance ! Alix qui commençait à trouver bien difficile d’être loin de ses amies retrouve son sourire et son enthousiasme.

Nous organisons un gros apéritif sur Sea You le soir même avec Jubilé et Eldire, qui heureusement parlent très bien français. C’est un moment très sympathique ensemble, et au moment de nous quitter, nous réalisons que nous avons tous prévu d’aller le lendemain, à la messe ! Nous faisons donc route ensemble le dimanche matin. En peu de temps nous avons le sentiment que des liens fraternels nous unissent. Nous espérons bien nous revoir au Cap Vert puisqu’ils n’iront pas au Sénégal !

Nous décidons de partir découvrir l’île à pied en faisant le tour du volcan. Ce que nous découvrons nous impressionne beaucoup. De la roche volcanique plongeant dans la mer azur, des formations de sable stratifiées, des cabanons de pêcheurs tout au bord de l’eau et les restes de cultures en étages. On nous avait dit que le tour prenait 1h environ. Après près de 3heures de balade, nous n’hésitons pas cependant à accepter la généreuse proposition que nous fait un porto Santorin de nous ramener au bateau en combi 9 places. Sans lui nous serions sans doute rentrés à la nuit parce que le tour était encore long ! Nous découvrons ainsi les derniers moulins de l’île qui ne sont malheureusement plus en service.

L’île de Porto Santo a été cultivée au prix de nombreux efforts tant pour aplanir les terrains que pour les irriguer. Cependant, aujourd’hui la plupart des biens consommés sont importés. Nous découvrons toutefois quelques fruits locaux comme la figue de barbarie qui pousse sur les cactus et le délicieux « maracuja » (fruit de la passion) qui nous rappelle, à Vincent et moi, de bons souvenirs de notre voyage de noce au Costa Rica.

Après réflexion nous décidons de partir directement pour les Canaries sans nous arrêter à Madère. Nous commençons à réaliser que nous n’aurons pas le temps de voir le dixième des pays dans lesquels nous nous arrêtons. C’est frustrant mais c’est la vie ! On parle du coup de repartir plus tard peut-être. Et pour l’instant accepter de vivre ici et maintenant. De faire les rencontres et les découvertes qui nous sont offertes chaque jour avec les contraintes et le rythme qui sont les nôtres.

– Olivia

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